| Accueil des immigrants francophones en Colombie-Britannique |
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| Écrit par Nathalie Tarkowska | |
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A l’occasion de son premier anniversaire, nous sommes allés voir l’Agence francophone pour l’accueil des immigrants (AFAI), qui a pour but d’accueillir, orienter et intégrer les nouveaux arrivants francophones. La communauté francophone de Colombie-Britannique a milité pendant 5 ans pour l’ouverture d’un tel centre d’accueil. La Province a accepté de financer ce projet pilote de 2 ans, par l’intermédiaire du Ministère de l’éducation post-secondaire et du développement de la main-d’œuvre. Il faut croire que cela correspondait à un réel besoin puisqu’en un an, 400 individus ou familles ont bénéficié des conseils et du suivi prodigués par les deux personnes de l'agence et notamment sa responsable, Sophie Aubugeau. A titre de comparaison, leur homologue, l’Accueil Francophone au Manitoba, a accompagné 1000 immigrants en 6 ans, avec une équipe de 6 personnes.
Ce sont les immigrants francophones qui parlent le mieux de l’Agence. Nous avons rencontré Valérie et Benjamin, jeune couple arrivé de France il y a un an : « Nous nous sommes présentés à l’AFAI sans rendez-vous, le lendemain de notre arrivée, et nous avons été reçus immédiatement. Sophie Aubugeau nous a informés sur les premières démarches à effectuer pour la recherche d’un logement et d’un emploi. Grâce à la bonne coordination des services francophones, nous avons été mis ensuite en relation avec le collège Educacentre. Là, des conseillers spécialisés nous ont aidés à refaire notre CV selon les standards de la Colombie Britannique. Nous nous sommes vraiment sentis soutenus et accompagnés ». « J’ai recensé 2 types d’immigrants » nous confie Sophie Aubugeau, « ceux qui veulent les mêmes privilèges que ceux dont ils jouissaient dans leur propre pays et qui ne comprennent pas le système canadien, et ceux qui, pour réussir leur intégration, n’hésitent pas à accepter un premier emploi d’un niveau inférieur au dernier emploi occupé dans leur pays. Les premiers vont être déçus de ne pas retrouver immédiatement une situation équivalente à celle qu’ils avaient auparavant. Tandis que les seconds vont progresser rapidement, et en l’espace de 6 mois, ils retrouveront le plus souvent leur niveau d’emploi d’origine, voire mieux, s’ils profitent de leur immigration pour “booster” leur carrière ou prendre une nouvelle direction professionnelle». Dans tous les cas, son conseil aux nouveaux immigrants tient en quelques simples points de bon sens : être ouvert d’esprit et essayer de comprendre la culture locale avant de la juger. Etre à l’écoute des autres. Ne pas essayer de reproduire un schéma culturel qui ne marchera pas ici. « Ce que Sophie apprécie tout particulièrement, nous ont dits Fiorella et Alexandre, arrivés de France le mois dernier, c’est d’avoir un retour de notre expérience afin de juger de l’efficacité de ses astuces et savoir si ses recommandations nous ont été utiles dans nos démarches. Elle nous donne confiance, et le fait d’avoir un interlocuteur qui parle notre langue et nous aide à faire de notre projet d’immigration, une réalité, nous aide à nous sentir partie intégrante de la communauté francophone de la C.B.». En aidant des immigrants d’horizons aussi divers que la Lettonie, le Maroc, l’Algérie, le Bénin, le Vietnam, la Tunisie, le congo, le Mexique ou la Colombie, l’AFAI est parfois confrontée à des cas très difficiles de réfugiés francophones, ou pour lesquels la langue française est celle avec laquelle ils se sentent le plus à l’aise, même si ce n’est pas leur langue maternelle. Quand des réfugiés arrivent et ne parlent pas encore l’anglais, les deux agents de l’AFAI sont contraints de faire appel à des bénévoles pour les accompagner dans leurs démarches sur le terrain. L'AFAI se heurte parfois au manque d’empathie de certaines associations. Chaque cas est différent, et le choix de l’Agence est de ne pas appliquer une procédure systématique à tous les arrivants, mais de répondre précisément à leurs besoins qui différent suivant les cas. C’est vers un agrandissement de l’équipe et un plus grand pouvoir d’action que tend l’AFAI, dans un an. Elle apporte parfois son aide sur des questions de statut des immigrants, mais de façon pour l’instant tout à fait informelle. Le manque de ressources en français et la non reconnaissance fréquente de leurs diplômes, justifie pleinement l’aide qui leur est apportée sur le chemin souvent difficile de leur intégration. L’accompagnement de l’AFAI peut se poursuivre jusqu’à l’aboutissement des démarches administratives des immigrants francophones, puisqu’elle est partenaire de la prochaine cérémonie de citoyenneté qui se tiendra le 23 octobre prochain, dans le cadre de la Semaine annuelle de la citoyenneté, à l’école secondaire Jules Verne, à Vancouver. AFAI Agence francophone pour l'accueil des immigrants 1551, 7e avenue Ouest, Vancouver, C.-B. V6J 1S1 (7e avenue Ouest et Granville) Tél.: 604-630-0316 ou 1-877-492-2780 (numéro gratuit) Internet : www.vivreencolombiebritannique.ca
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